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Histoire locale

Introduction :

En dehors du bâti, de la monographie de 1823, les témoignages,sur notre histoire en dehors des mémoires vivantes  sont rares, ce qui fait de ces éléments, de véritables trésors pour les amateurs d'histoire.

Jean Nozière, passionné d'histoire, a redécouvert certains de ces documents et nous livre les résultats de ses recherches.

Le Retable du grand autel :

De style baroque, mais dans une église romane. Il est l’œuvre de Me Bernard Chaumont, sculpteur et doreur. Il date de 1777—78 du temps de l’Abbé Moissinac, Curé. Il a été restauré en 2001 par Daniel Nicaud, au Puy en Velay, sous la direction des Monuments Historiques du Cantal.

Les retables des deux chapelles latérales ont été offerts par des paroissiens de Glénat et de Saint-Mamet, probablement lors de la restauration de l’église après 1841.

Dans la chapelle de gauche, on voit une belle statue de la vierge-mère en bois doré, surmontée d’un tableau discret  mais intéressant.

Dans celle de droite se trouve la statue du sacré cœur récemment restaurée.

Au fond de l’église, se trouvent les statues de N.D. de Lourdes et Sainte Bernadette dans une figuration de la grotte.

La statue de Saint-Joseph portant l’enfant Jésus avec ex-voto, a été offerte par les Brunhes-Serres de La Fargue suite à la guérison de leur enfant (début du XXème siècle.

Et n’oublions pas Saint Roch, apôtre des pestiférés, protecteur des troupeaux, rempart contre les pandémies d’autrefois… Il est là avec son chien et son bâton de pèlerin. Né en 1295, sa fête était célébrée le dimanche après le 15 août avec une grande ferveur : messes, reinages, processions… ; les reinages étaient des cérémonies au cours desquelles une quête publique avait lieu à l’église dans le cadre d’une confrérie. Les donateurs les plus généreux étaient alors proclamés « rois » et « reines » jusqu’à l’année suivante.

Les cloches :

La plus ancienne date de 1605. Elle pèse environ 500 livres, mesure 58 cm de diamètre et 45 cm de hauteur. En 1753, une autre cloche a été fondue à Saint-Saury par Me Gansbert de Roufiac ; elle s’appelle « Jésus-Marie » et a été baptisée par Mgr Pourchet.

Les cimetières :

Le plus ancien occupait la place actuelle du village jusqu’à 1840.

En 1841, il fut transféré derrière l’église, en surplomb du « pré Moussine ».

Enfin, le cimetière actuel remonte à 1920.

Dans l’église, on compte 32 sépultures datant de 1739 à 1776. Cinq d’entre elles ont laissé des traces visibles et incrustées dans les dalles. La plus importante est l’épitaphe d’Antoine Pompidou, notaire au Papux, visible sous l’escalier d’accès à la tribune.

Deux pierres tombales ont été réutilisées sur la place et sont les anciennes sépultures d’ecclésiastiques.

Pour terminer, on évoquera les guerres de religion, meurtrières et sauvages. Dans ces temps-là, certains de nos ancêtres, Huguenots, affirmèrent leur foi et on retrouve leur passage ici ou là, habitants de La Fargue ou de Brau mais aussi à Glénat, Saint-Saury (Escalmels) ou à Omps.

De ce passé peut-être subsiste-t-il le sobriquet des habitants de La Ségalassière : « les Parpailhous »… ?A l’époque carolingienne, La Ségalassière faisait partie de la « vicaria catalensis » ou « cantalès ». L’évangélisation remonte probablement avant les mérovingiens et la première paroisse dépendait vraisemblablement d’une église plus importante ou d’un monastère…

Saint Mamet, dont on ne sait peu de chose, pourrait avoir converti nos ancêtres…

Dés 1275, sous Philippe le Hardi, « La Segualasserre » est citée (testament de Bertrand de Montal).

Puis en 1289, sous Philippe le Bel, une bulle du Pape Nicolas IV mentionne le prieuré de la Ségalassière. Il fait partie des possessions de l’abbaye de Saint Géraud d’Aurillac.

A la veille de la guerre de Cent ans, en 1343, sous Philippe VI, Pierre Bonafos est le plus ancien prêtre et prieur connu de La Ségalassière.

On retrouve trace de ce prieuré en 1417, dans le « pouillé » de Saint Flour, et il dépend alors du monastère de Saint Géraud.

C’est en 1740 que l’abbé Moissinac, curé de 1736 à 1781, fait construire l’ancien presbytère, attenant au clocher et actuelle maison Carnus. Il sera vendu comme bien national pendant la révolution.

En 1789, le cahier des doléances de La Ségalassière demande :

· la suppression des privilèges de la noblesse et du clergé qui ne paient pas d’impôts,

· Une juste rétribution pour les curés des petites paroisses,

· Et le transfert, de St.Flour à Aurillac, de l’administration civile.

Il y avait alors à La Ségalassière, 3 prêtres pour 200 habitants : le seigneur-prieur, le curé et le vicaire ! Si on ajoute à leurs possessions, celles de 2 domaines nobles, les 2/3 des terres échappaient à l’imposition…

Le 22 mai 1791, le curé constitutionnel est nommé par les électeurs : il s’agit de Jean Baptiste Seyries, du Croizet. Il prête serment à ce titre dans l’église, Antoine Esquirou étant Maire et Anne-Alexandre-Marie Thibaud évêque constitutionnel du Cantal.

Peu de temps après, intervient la fermeture de l’église :

· soit en 1792 avec la proclamation de la République

· Soit après l’exécution de Louis XVI (en 1793).

Elle ne sera rendue aux cultes qu’en 1841. Toutefois, un prêtre réfractaire continue clandestinement à exercer son sacerdoce et il se serait finalement réfugié en Espagne pour échapper à la « Terreur ».

C’est donc en 1841 à l’initiative du Docteur Moissinac, propriétaire du Feyt, et natif du Cassan de Glénat, qu’un prêtre sera nommé après restauration de l’église par la municipalité dirigée par Louis Noël Serre, Maire.

Le curé desservant est l’abbé Montagut et le 24 avril 1847 une ordonnance de Louis-Philippe érige la paroisse en succursale et l’actuelle sacristie, adossée au cœur est construite.

Il faut savoir qu’avant la Révolution, La Ségalassière était un prieuré dépendant des chanoines de St. Géraud d’Aurillac. Le prieur résidait au château de Beaudésert (Aujourd’hui Valdésert) et avait autorité sur le curé, le vicaire et les paroissiens. On peut donc supposer qu’en 1847, l’église devint succursale de celle de St.Mamet, où résidait le doyen et pour suppléer à l’insuffisance de l’église paroissiale.

Au plafond de cette sacristie, on peut voir une peinture remarquable représentant une colombe sur un motif rayonnant : le Saint Esprit.

 

L'Emigration en Espagne :

 L’émigration cantalienne se perd dans la nuit des temps. Avant de devenir des « Bougnats » ou des « Parisiens » nombre de « Parpailhoùs » ont été, chez nous, ces « Espagnols » dont on disait qu’ils « voyageaient en Espagne », tandis que « là bas », on les traitait souvent de « Gavachos ».

Nos exilés ont eu une vie laborieuse, difficile, parfois misérable ou dangereuse, faisant souvent preuve d’une belle solidarité entre eux.

Si le 19ème siècle a apporté une amélioration à leurs conditions de vie, ils n’ont pas ramené de fortunes mais, souvent, une certaine aisance. En témoignent encore ces « maisons d’Espagne » qui se sont construites, agrandies, rendues plus confortables : Le Salabert, Beaudésert, Brau, La Viole, La Trémoulière, le Papux, La Vissière, Montin...Des terres, des fermes ont été enrichies, des petits commerces créés. Des hommes qui ont acquis formation, expérience, autorité ou sagesse sont devenus Maire ou Conseillers Municipaux. Parfois, eux même ou leurs descendants  ont pu, grâce à « l’argent d’Espagne », accéder à des alliances, plus élevées, à une situation sociale plus aisée et surtout plus instruite.

La destination de nos émigrants a presque toujours été la Castille, surtout Madrid et ses environs, et les boulangers, maîtres, garçons et apprentis, furent les plus nombreux (32 sur 55 connus) suivis de quatre « Cajeros » ambulants attachés à un établissement central d’où ils partaient à dos de mulet ou à cheval, avec leurs caisses (« cajas ») vendre leurs tissus ou quincailleries aux alentours. Parmi les onze dont on ignore la profession, sans doute encore des boulangers auxquels il faut ajouter trois épouses auvergnates, un chaudronnier, un mécanicien et un tavernier…

Leurs familles se connaissaient au pays et étaient souvent apparentées, comme les ESQUIROU, SERRES, MOISSINAC, CLAMAGIRAND, FAU, NOZIERES… L’endogamie était fréquente dans ce milieu et ils s’associaient souvent, outre Pyrénées, se recrutant volontiers par cooptation et en confiance.

Certains ont vécu l’invasion de la péninsule par les armées de Napoléon et connu les horreurs de la guérilla, la méfiance ou le rejet des envahis, comme Joseph LINTILHAC, de la Viole membre de la riche « compagnie de Chinchon » ruinée par le conflit ; les NOZIERES, de 1936 à 1939, ont eu du mal à se maintenir pendant et après le terrible « guerre d’Espagne » qui a vu l’effondrement de la démocratie, l’arrivée du Franquisme et l’exil de 500 000 républicains, parmi lesquels une huitaine ont été accueillis chez nous.

A noté enfin que les émigrants de LA SEGALASSIERE, dans leur désir de retourner au pays, ne se sont pas mariés là-bas, malgré les tentations et la grande estime qu’ils avaient pour les femmes espagnoles. D’autres ont succombé, parmi nos collatéraux et c’est ainsi que nous avons de nombreux cousins outre-Pyrénées qui portent les mêmes noms que nous, qui se souviennent et que, souvent encore, nous fréquentons.

 De 1501 a 1948 :

1501/1504 Le mari de Sorette de la GARRIGUE, de la Ségalassière dont on ne connaît ni le nom, ni le prénom, ni le domicile exact. L’actuel village de « LAS GARRIGUES » tout prés d’Estaing est aujourd’hui de ROUMEGOUX…

Mr.BASSIGNAC, l’arrière grand père de Sylvaine LAMAGETqui a fait construire sa maison sur un terrain acheté aux propriétaires du domaine de LA FARGUE (Maison de Mr.HAVERT)...

 

 

 

 

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